Samedi 11 juin 2011
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22:30
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Je lui avais lancé le
défi, comme ça, en plaisantant.
Comme une sorte de boutade.
Mais il l'a réellement prise au sérieux, le bougre.
J'étais un peu comme lui, à son âge...
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Pour lui mettre un peu plus la pression, je lui ai dit de se
dépêcher.
De faire vite.
Très vite.
Il a vite compris.
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D'abord, me faire bander.
Car, jusque là, c'était facile puisqu'il suffisait de descendre mon froc. En
plus, je ne portais pas de slibard ce jour là.
Comme pour lui faciliter la tâche, en quelque sorte.
Comme si j'avais envie qu'il réussisse...
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Il a mis ma queue molle dans sa bouche, l'air inquiet. Il ne cessait de mater
dehors, par le balcon. S'il s'y prenait aussi mal, il n'allait jamais y parvenir, c'était couru d'avance.
Tiens ? Déjà une minute en moins...
Concentre-toi, bordel !
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Ça y est !
La locomotive d'un jaune criard passe devant le balcon, emportant derrière elle
son lourd et long convoi de wagons.
Combien de temps, déjà ?
Je commence à bander.
Enfin.
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Oui, ma queue durcit au fur et à mesure que le convoi s'allonge, sur ma
gauche.
Il sait ce que signifie le passage du train sous les fenêtres.
Il sait que le temps lui est compté.
Il sait qu'il ne lui reste plus que...
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Oh mais... ?
Tu joues un jeu dangereux, là...
Il doit être bien sûr de lui pour s'arrêter ainsi en plein pompage.
Bien sûr de lui.
Trop, peut-être ?
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Non, il semble vouloir reprendre la main.
J'aime le voir ainsi, l'air décidé.
Il me saisit le braquemart d'une forte poigne et se remet à me pomper comme un
enragé.
J'aime mieux ça...
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Combien de wagons, déjà ?
Je ne m'en souviens plus, et, à dire vrai, je m'en fous un peu.
Tout ce que je sais, c'est qu'il ne lui reste plus que deux minutes à tout
casser.
C'est bien peu, pour me faire gicler...
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Allez, je suis sûr que tu peux y arriver...
Je sais que tu ne lâcheras rien, que tu iras jusqu'au bout.
Ouais...
Continue comme ça...
Tu es sur la bonne voie...
Le convoi aussi...
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Plus qu'une minute...
Sa main me caresse agréablement le gland, aidée en cela par la mouillure
s'échappant du méat.
Il regarde, d'un air absent, les wagons qui s'égrènent lentement,
dehors.
Il sait déjà que c'est une histoire de quelques secondes, à
présent...
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Son visage s'illumine, enfin.
Il devine, à la pression, que mon pieu va bientôt laisser échapper toute sa
tension accumulée.
Il rit.
Il me branle de plus belle...
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Il se met en position, bouche grande ouverte.
Il me dit qu'il m'aime, qu'il adore mon jus.
Je continue à prendre les clichés, machinalement.
La queue du train se profile inexorablement.
Arriveras-tu à faire cracher la mienne ?
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Juste à temps !
Dans un dernier mouvement de bas en haut, sa main me fait dégorger
le poireau.
Une giclée franche et épaisse qui me fait hurler de bonheur.
Tu as réussi le pari.
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Mon cri rauque est couvert par le bruit métallique des derniers
wagons.
Pendant que je finis de me vider dans la bouche de mon fils, j'observe la queue
du convoi, juste à quelques mètres de nous.
Je le vois partir au loin, vers une destination inconnue.
Mais je sais qu'il repassera demain, fidèle, à l'heure.
L'express du sex.
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FIN
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Par FILS@PAPA
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Publié dans : LES FABLES A PAPA
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